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Grilles… et fouillis végétal

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Raillings… and vegetal messes. This two themes are the most abondant in my photo base. I wandered why it was so.

I wanted to question the omnipresence of the fences, gates, raillings all around our cities and beyond. Protection ? Partition ?

Branches are often considered messy. I love staring at this intricate designs, that I find harmonious, it makes me feel calm.

Different ways to organize lines in a space. And maybe two very different feelings looking at those.

grilles et fouillis végétal

« …il n’y a pas de nature en société. » Monique Wittig, La pensée Straight, Paris, Editions Amsterdam, 2007, p 47.

I present this series along with a text that I havn’t translated yet :

Grille de lecture, façon de regarder le monder, de le percevoir aussi. Angle de vue et point mort. Voir à travers. Ne voir qu’à travers. Comprendre par elle, ne pouvoir comprendre que par elle. Ce qui ne traverse pas ou qui reste masqué à sa trame, par sa trame. Comprendre vite, être efficace.

 

Être à l’intérieur, faire partie, se sentir en bonne intelligence avec qui la partage. Être en sécurité entouré par elle. Dans un monde que l’on comprend. Dans une société qui nous comprend. Mais quand on en a fait le tour ? Quand on ne s’y sent pas, ou plus, si bien ? Comment voir autre chose au-dehors quand la limite/prisme est partout ? Comment vivre avec ce cadre omniprésent quand on le vit oppressant ? Peut-on vivre sans ? Vivre, en dehors. Serait-ce alors adopter une autre grille, un autre cercle, un autre cadre qui englobe, protège, limite et donne à lire le monde et ses composantes.

 

Comment vivre sa propre vision du monde. N’avoir que ses cils devant les yeux. Est-ce vivre seulE ? Est-ce accessible ? Faut-il avoir entraperçu un esprit plus libre pour se le permettre ? À le/la contempler, peut-on la/le voir telLE qu’il/elle est ? Recherche-t-on en l’autre sa grille ? Une précédente abandonnée, une autre qu’on connaisse ou non, de près ou de loin.

 

Des rencontres comme des graines semées. Qui sait combien de temps pour que les germes prennent plus de place que les grilles, en enrichisse la trame pour qu’on ne cherche plus à regarder au travers mais bien à les voir à nouveau, et se savoir capable de faire sans. Combien de rencontres avant terme ? Combien détourne-t-on d’autre de l’émancipation avant de se l’autoriser ? Et comment la faire entendre possible une fois en dehors ? Perçu comme fou/folle, marginalE, donne-t-on de la voix pour être entendu ou pour s’entendre soi, se conforter, se réconforter d’avoir été conformé, d’avoir conformé ? Réel espoir que d’autres trouvent leur voie, leur voix. Entendre et faire entendre sa propre vibration hors de l’ombre portée des grilles.

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